mercredi 3 juin 2015

Questions /art.nday'ezec cewijien





Quelle puissance faudra-t-il opposer
A ces jours orageux
Où mensonges et rumeurs riment ensemble ?

Quelle portion faudra-t-il avaler
Pour rester tenace et imperturbable
En ces moments de panique totale
Où les plus malins deviennent des sauveurs « kwa jeu »
Pendant que les esprits des cancres s’évanouissent dans l’ombre ?

Aurons-nous un jour l’audace
De définir la haine comme une contrefaçon de l’amour ?
L’égoïsme comme une profanation de la générosité ?
L’hypocrisie comme un manque de respect ?
Le mensonge comme un génocide mental ?

Aurons-nous un jour la sagesse
De comprendre que l’opinion contraire
N’est autre chose qu’une autre manière
D’appréhender la réalité…une autre vision du monde ?

Aurons-nous un jour le temps suffisant
De réfléchir pour réaliser
Qu’en politique les ennemis ça n’existe pas ?
Qu’un adversaire est tout simplement cette personne
Qui voit les choses autrement ?

Aurons-nous un jour le courage
D’opposer à tout conflit
La compréhension, le dialogue, la patience et la sagesse ?

Aurons-nous un jour le cœur humble
De considérer nos adversaires comme des partenaires potentiels ?
Nos différences comme opportunités d’évoluer ensemble
Pour donner naissance à un monde de toutes les couleurs ?

Aurons-nous un jour l’intelligence
D’arrêter cette folie qui nous empêche de nous concentrer
Sur le développement de notre chère patrie ?

Aurons-nous un jour la force
De mettre fin à ces stupides luttes pour le pouvoir
Qui déstabilisent sans cesse notre tanière temporaire
Et engloutissent tout espoir du rayonnement ?

Aurons-nous un jour l’envie de grandir un peu
Pour oublier tous les torts qu’on nous a causés ?

Cesserons-nous un jour de nous conduire comme des  idiots
Pour devenir de véritables artisans de l’excellence ?
Accepterons-nous un jour de changer nos disques durs cérébraux 
Pour nous ouvrir à un monde de toutes les possibilités ?

Oserons-nous un jour  prendre le temps
De  mouiller sept fois la langue dans nos salives
Avant de vomir quoi que ce soit ?

?????





mardi 2 juin 2015

Ta gueule!!!!!





TA GUEULE
 
Quand tu entends parler du BURUNDI
Je sais à quoi tu penses mon frère, ma sœur !
A des guerres
Des divisions Haines et tueries Corruption et violences Tout ça je sais…

Mais moi quand je parle du « BURUNDI »
Ce n’est pas à cela que je pense !


Moi, je vois une nouvelle génération de jeunes burundais
Remplis d’espoir, d’Amour patriotique
Qui se lèvent pour bâtir un Burundi nouveau
Capable d’acheminer son peuple
Vers l’excellence
Le véritable développement économique
Et le rayonnement social


Moi, quand je parle du Burundi
C’est loin d’être ce que tu vois, mon frère, ma sœur !
Moi, je vois une multitude de travailleurs courageux
Des hommes et femmes honnêtes
Qui se présentent toujours sur terrain à l’heure
Et qui ne font jamais le travail à moitié


Moi, je vois une foule de citoyens engagés
Pour la paix, le respect et la dignité humaine

Moi, je vois un pays qui séduit le monde, les nations
Grâce à son paysage verdoyant
A sa culture du tambour sacré, à sa beauté naturelle


Moi, je vois un pays qui renaît
De ses cendres
Après une longue période de guerre
Un pays qui se reconstruit petit à petit
Et qui offre au monde son hospitalité
et son savoir-faire, son genie...


Moi, je vois un peuple intelligent
Qui sait honorer ses pères
Et qui est amoureux de l’honneur

Mon frère, ma sœur…
Peu importe ce que tu racontes sur mon pays
Vrai ou faux…je m’en fous !
La vérité est que mon pays
Est un don du ciel…
Je te laisserai peut-être la liberté d’expression
…ta gueule !
Par contre, tu n’auras jamais le droit
De m’empêcher d’aimer ma Patrie
Quels que soient tes sarcasmes.

Te laisser détruire mon pays? Ça..Non !!! hum! hum!

Art.nday'ezec cewijien/ 2015

Sagesse!


365 jours







Il y aura 365 jours !

Tout un collier de jours orné de toutes les couleurs
Une chaine de semaines et de mois
Qui s’annoncent silencieusement
Tout un fleuve d’opportunités prêt à se jeter Dans les cœurs affamés de gloire, de paix, de liberté… Tout un fil de jours pleins de surprises et de miracles Au total, Il y aura…365 jours certainement !!!
  365 jours… 365 jours pour trouver son âme-sœur 365 jours pour accomplir ses rêves 365 jours pour chérir la vie 365 jours pour faire des rencontres fabuleuses 365 jours pour des voyages inouïs 365 jours pour s’éclater de joie 365 jours pour décrocher son diplôme 365 jours pour comprendre peut-être Qu’il ne suffit pas tout simplement de vivre Qu’il faut aussi tracer une route Pour les générations à venir.

Chacun de ces jours aura sa particularité
Il y aura des jours infinis parsemés de soirées sucrées
Il y aura des jours changeants parfumés par les eaux limpides
Que certains appellent « la sueur »
Il y aura des jours incolores dépourvus de symphonie d’inyamanza
Il y aura des jours adorables où on interdira au soleil de se coucher
Il y aura des jours…
Des jours où on chantera une mélodie :

" Ô jours ! Arrêtez de disparaître,
Et vous, heures aimables,
Ralentissez votre rythme
On a tant de choses à faire ici-bas
Laissez-nous profiter de la vie
Et savourer les meilleurs moments de notre existence… »

Parce qu’on aura déjà constaté
Qu’il ne reste qu’un poignet de jours
Pour que monsieur «Décembre» fasse retentir
Le son de la trompette
Là on découvre qu’au lieu de courir derrière l’essentiel
On s’est contenté des futilités…


Art.nday'ezec cewijien/ 2015

JEUNESSE


Paroles de sagesse


jeudi 26 décembre 2013

AMIGO



Amigo,
Le jeune homme qu’on a croisé l’autrefois
Le jour où on était en pleine séance de lecture
En marchant…
Le petit homme qui portait un tee-shirt rouge
Et qui marchait gaillardement vers l’abattoir
Crâne coiffé d’un béret portant l’étoile de Che Guevara
Un béret vert qui couvait ses cheveux de nègre
C’est lui qui m’a dit sans mâcher les mots
Que même le grand Senghor avait lu "André Gide"
Tu aurais vu sa tête
Tu aurais entendu son articulation
Tu aurais savouré son éloquence
…si tu pouvais être devant sa face, cette soirée-là

Il parlait…même Senghor l’avait lu 
Me disait fièrement
André Gide, tu comprends ! André…

Amigo,
C’est de cette façon, électrifié par son intonation
Que je me suis emparé du livre
Le livre dont on parlait
« Les nourritures terrestres » …Exactement !
Celui d’André Gide…
Un marchand ambulant l’agitait en l’air
Il criait aux passants…5000 balles, un livre tout neuf, Eh !
Il mentait, le pauvre…le livre n’était pas neuf
Mais quand même il m’a eu
Je ne sais même pas comment il a deviné
Que je suis amoureux de cette chose que l’on appelle
Livre…
J’ai tourné, tourné et tourné les pages
Espérant y trouver
L’antidote de la folie
Le calmant des aliénés
Le médicament des imbéciles

Tu sais, Amigo
Le voyage fut trop pénible.
Avant de me jeter sur la 242è page
J’allais le ranger
L’oublier pour toujours
L’enterrer une fois pour toutes
…le livre !

242è page…
Celle qui m’éclaira
Elle ne ressemblait pas aux autres
C’est elle qui réveilla ma conscience
C’est elle qui inspira mon âme
C’est elle qui inondant mon être

Sur cette étonnante page, on pouvait y lire :
« Plutôt que de chercher à te laisser instruire par les hommes,
Cherche ton enseignement près de Dieu. L’homme est contrefait.
Son histoire est celle même des ses faux-fuyants, de ses feintes… »

Je suis entré dans une sorte de méditation
En pensant à tous les fous qui ont proféré
Que Dieu n’existait pas
 Et j’ai compris…
J’ai compris…la manipulation
J’ai compris…l’endoctrinement
J’ai compris…l’aliénation
J’ai compris…l’assimilation

Ce jour-là,
J’ai découvert la vraie source
La source de l’humiliation afrikaine
Depuis l’arrivée des bellicistes
Ivres de la xénophobie

Encore,…Amigo,
J’ai compris la folie de nos chères universités
Greniers du savoir pour quelques uns
Pépinières de futurs cadres pour les autres
J’ai compris finalement
Pourquoi on a tant d’intellectuels tarés
De petits hommes
Pourtant diplômés jusqu’au cou
De paresseux fonctionnaires
Avec de titres inimaginables
De présidents insouciants, incompétents, corruptibles
Avec des richesses astronomiques

Enfin,
J’ai compris qu’aussi longtemps
Que l’Afrika restera prisonnière de son infantilisme
De sa mentalité de consommateur
De sa seconde nature
Nouvelle personnalité greffée
La prétendue culture…propre…occidentale
Elle ne saura grandir

J’ai compris que ce ne sont plus
Les mathématiques,
La science de la « grande » Europe
Qu’il lui faut
Mais une âme en forme

Cher Amigo,
Comprends ceci et tu seras un homme
Tu n’as pas été créé
Pour être un objet de manipulation
Un réservoir où ceux qui ont tout « inventé »
Viendront déposer leurs brevets
Nooon !!! Crois-moi
Toi aussi, tu peux créer
Amigo, tu n’es pas une poubelle !!!!!!